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SUSN

d'Herbert Achternbusch

Mise en scène Patricia Koseleff

Résumé

Le personnage de Susn se raconte. Elle a 15 ans, elle confesse au curé ses émois amoureux, sensuels, ses questionnements. Dix ans après les questions deviennent pressantes, douloureuses, absurdes. Sept hommes sur son corps endormi. Dix ans après, elle s'adresse à Herbert, son homme, l'écrivain. La colère d'être mal-aimée, la douleur de vieillir. Dix ans après, l'alcool gagne du terrain, les questions sont plus profondes, questions d'une femme qui sait le temps qui passe et le deuil obligé des rêves, une femme qui finit peut-être par accepter son destin. Des années traversées par la question de D ieu. Susn le cherche. Une autre façon d'évoquer son père mort. De lui, elle ne parle jamais. Dix ans après, Susn est saoule, presque morte. Herbert reprend tout. La vie de Susn, autrement. Un autre récit qui dit autre chose. La vérité est ailleurs, certainement. Susn se suicide.

Notes de mise en scène

Chère imagination
Ce que j'aime avant tout en toi
C'est
Que tu ne sais pas pardonner


Herbert Achternbusch

... Un texte feuillu, hurlant, opaque. Une épaisse fumée d'invectives, d'explications folles, de récits qui se tapent dessus. Pas de ponctuation. Comme dans les textes anciens.
La voix de Susn, c'est la parole même de l'écrivain, la femme crie en lui comme une mémoire vivante. L'imagination, c'est Susn, la femme-parole qui roule à toute allure vers sa propre mort. Susn se suicide quand le texte est écrit.

Herbert écoute Susn. La vie d'une femme d'origine juive, un village d'Allemagne après la guerre.
Susn jeune, Susn femme, Susn vieille, elle questionne sa vie sans père. Car au centre de l'oeuvre, il y a le père - vrai père, mais aussi père du sens, présence divine - le père est mort sans gloire. Susn erre comme une ivrogne. La langue se défait à mesure qu'on avance en âge, affreusement lucide.

Sur le plateau - Un matelas, une machine à écrire, un cahier.
L'homme attend. La page est blanche. Puis les voix arrivent, les images apparaissent, les souvenirs prennent corps.

Cinq comédiennes sont Susn, un choeur tragique qui psalmodie son destin. Tantôt en prière, tantôt lionnes en furie, tantôt soûlardes. Le choeur apparaît, disparaît, se dilate ou se contracte. Des airs allemands, des récits, des chuchotements, des cris.

L'écrivain est le héros tragique face au choeur, il erre parmi les vivants et les morts, et ne trouve de place que dans l'écrit.

Susn ou le processus d'une écriture. Troublant et cruel.

P.K.
Vidéo
Bande annonce de la pièce. Montage : Gilles Guerraz.
Basse Qualité (7Mo)
Haute Qualité (23Mo)
Les 2 vidéos sont au format wma.
© Vidéo Gilles Guerraz - tous droits réservés. Contactez Teatro Pazzo pour l'utilisation de cette vidéo.

Photos

© Photos William Clèdes - tous droits de reproduction réservés