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LES PARLOSOPHESUne création librement inspirée deS.Beckett, E.Ionesco, K.Valentin, G.Foissy Mise en scène : Patricia Koseleff Musique : Olivier Lagodzki Scénographie : Jean-Pierre Benzekri Distribution en cours. Écrire, mais... A la manière de... En lisant certaines pièces de Beckett, Ionesco, Foissy et bien d'autres, nous fûmes frappés par la communauté de pensée, de climats, d'interrogations existentielles qui se faisaient écho. Au carrefour de ces mondes, nous eûmes le sentiment de mieux goûter la parole de chaque auteur : l'humour de l'un croise le désespoir de l'autre, on interroge ici, on tente une réponse là... Chez tous, ce même questionnement de la langue, cette même inquiétude du sens. Écriture d'après-guerre, écriture du naufrage. Les monceaux de cadavres balaient les valeurs anciennes - héroïsme, victoire, justice. Les symboles se diluent, les repères s'envolent, les mots ? Des formes vidées. On appelle en vain, on l'appelle en vain, celui-là seul qui pourrait nous secourir : Il est absent, partout. Et c'est la perception même du monde qui en est bouleversée. Plus que jamais, cette vision du destin nous semble d'actualité. Croiser les textes pour gagner en sensibilité, en retenue, en fluidité. Digérer la violence de chaque oeuvre, croiser les expériences littéraires. Adapter, couper, composer, chercher une cohérence de structure à des situations disparates, créer des personnages assez solides pour porter ce beau voyage autour de l'attente. L'écriture est fluide, sans fioritures, rieuse et mélancolique. Elle trouve sa profondeur dans la vérité des silences, dans l'élégance du désarroi. Les Parlosophes, un huit clos qui fait du bien à l'âme. ReprésentationsLa version 2007 sera présentée mi-novembre à Paris. Lecture, Festival Teatro Pazzo, Théâtre Louis Lumière, juin 05.Festival Tréteaux Nomades, GoumenBis, septembre 04 Festival Teatro Pazzo, Studios Albatros à Montreuil, juin 04, Festival Tréteaux Nomades, août 03, Théâtres Maurice Ravel et Louis Lumière, juin et juillet 03. |
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